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Hypnothérapie

Hypnothérapie : présentation

hypnose

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L’hypnothérapie appartient aux approches médicales qui accordent une importance primordiale aux liens entre le corps et l’esprit. Les méthodes d’hypnose reposent tout d’abord sur la conviction que le mental est une entrée pour régler des manifestations physiologiques.

Principes fondamentaux de l’hypnose

L’hypnothérapie, si l’on s’en fie à ses racines étymologiques, signifierait « le soin par le sommeil ». Pourtant, il n’est pas ici question réellement de sommeil. L’état d’hypnose est en fait un état modifié de conscience sur lequel s’appuient les thérapeutes pour permettre au patient d’accéder à ses propres ressources psychologiques et corporelles de guérison. L’état d’hypnose permet à chacun d’accéder à des facultés qui végètent et restent contraintes par les limites culturelles de l’entendement.

De la même façon, que les aborigènes d’Australie ont développé des capacités de télépathie, l’hypnose fait ressortir d’autres capacités du cerveau et nous rappelle qu’en temps normal nous n’utilisons qu’une toute petite partie de son potentiel. Les médecins du sommeil qui se sont penchés sur la question de l’hypnose, ont mis en avant les notions de relâchement et de tension de l’esprit. C’est par le regard que se joue le passage de la conscience d’un environnement matériel et social à celui de l’intériorité personnelle. En fermant les yeux, chacun se libère d’une tension psychique en se coupant d’un flux important d’informations. De la même façon qu’au cours d’un rêve, l’état d’hypnose s’appuie sur les images de la mémoire individuelle.

Cependant, l’hypnose est bien plus qu’un travail d’introspection ou de méditation. Il s’agit d’une situation qui donne au thérapeute, comme au patient, un accès à l’inconscient. Ainsi, il est possible de faire ressortir des traumatismes et autres événements troublants du vécu, enfouis dans les méandres de la mémoire.

Histoire de l’hypnose

L’hypnose a toujours eu un parcours aux frontières de la médecine et des sciences occultes. Sa pratique thérapeutique est donc continuellement soumise au doute et à la méfiance. L’hypnothérapie est sans cesse soumise à controverse, tant elle impressionne dans ses manifestations et pose des questions sur les limites de l’entendement. Si, depuis l’Antiquité, l’on retrouve des pratiques semblables à celles de l’hypnothérapie, l’hypnose n’apparait réellement dans la littérature qu’au début du XIXème siècle. Toutefois, les méthodes de méditation du Yoga s’en rapprochent souvent, même si la démarche est ici avant tout personnelle. Ce n’est donc qu’à la période des Lumières, que Franz Anton Mesmer s’impose comme le père de l’hypnose médicale, sous l’expression « magnétisme animal ». L’Allemand a ainsi donné son nom à la méthode puisque l’on parle parfois de mesmérisme pour décrire la mise en hypnose.

Pour les partisans de cette approche, la transe qui accompagne parfois l’état d’hypnose n’est que l’amplification naturelle du champ de conscience. D’un autre côté, une autre tendance dans la discipline a mis en avant, au contraire, l’idée d’une réduction du champ de conscience permettant de capter un inconscient qui relève plutôt de l’automatisme. L’hypnose classique de Mesmer est toujours utilisée pour le traitement des phobies, mais c’est surtout l’hypnose ericksonienne qui séduit les praticiens aujourd’hui, dans la mesure où cette approche reconnaît l’originalité de l’inconscient propre à chaque individu

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C’est donc au milieu du XXème siècle que le psychologue américain Milton Erickson développe son approche de l’hypnothérapie. Erickson sollicite d’abord la créativité de l’inconscient et réclame qu’il s’exprime. C’est toujours la méthode la plus répandue dans les approches psychiatriques et psychanalytiques.